Soutien et solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens

Source : Attac Isère

A l’appel de l’Association France Palestine Solidarité Rassemblement vendredi 21 octobre à 18 heures rue Félix Poulat à Grenoble
Soutien et solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens
Par milliers, les palestiniens, résistants ou non, croupissent dans les prisons israéliennes en toute...

A l’appel de l’Association France Palestine Solidarité
Rassemblement
vendredi 21 octobre à 18 heures
rue Félix Poulat à Grenoble

Soutien et solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens

Par milliers, les palestiniens, résistants ou non, croupissent dans les prisons israéliennes en toute illégalité au regard du droit international. L’emprisonnement de masse est une stratégie mise en œuvre depuis 1967 pour briser la résistance du peuple palestinien. En 2015, le Comité International de la Croix Rouge évaluait à 850 000 le nombre de Palestiniens ou de Palestiniennes arrêté-e-s et détenu-e-s plus ou moins longtemps par Israël depuis 1967, soit presque un quart de la population de la Palestine occupée.

En particulier, l’État israélien utilise de manière systémique la détention administrative. Aujourd’hui, plus de 740 prisonniers politiques palestiniens, dont 6 mineurs, sont victimes de cette pratique. Sur ordre de l’autorité militaire israélienne, ces prisonniers sont détenus sans inculpation ni procès, pour une durée pouvant aller jusqu’à 6 mois, renouvelable indéfiniment, sur la base d’un « dossier secret ». Depuis 1967, 54 000 Palestiniens ont fait l’objet d’ordres de détention administrative, ce qui équivaudrait à plus d’un million d’habitants en France. La détention administrative est une arme d’oppression et de répression qui bafoue le droit des détenus à un procès équitable et viole délibérément l’article 17 alinéa 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « nul ne peut être arbitrairement privé de sa liberté ».

Le 25 septembre dernier, 30 de ces prisonniers dont Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, ont entamé une grève de la faim pour protester contre la détention administrative. 20 autres les ont rejoint le 9 octobre. Après 19 jours consécutifs, ils ont suspendu leur mouvement à la suite de garanties obtenues des autorités d’occupation (voir le communiqué d’Addameer en pièce jointe).

Les traitements inhumains infligés par Israël aux prisonniers politiques palestiniens doivent être sanctionnés de manière ferme et sans ambiguïté. L’impunité d’Israël doit cesser. Des moyens politiques, économiques et juridiques, existent.

La France doit utiliser ces leviers pour mettre fin à l’impunité d’Israël, tant que cet État viole le droit international et les droits humains.

Lire le Communiqué Addameer